Clinique Vétérinaire Alpha

Vétérinaire Comportementaliste

Le seul diplôme actuellement reconnu en France est celui de « Vétérinaire Comportementaliste Diplômé des Ecoles Vétérinaires Françaises», le doctorat vétérinaire étant un préalable requis. Ce diplôme sanctionne un cursus suivi en école vétérinaire qui fait appel à divers intervenants : vétérinaires, psychiatres, éthologues, chercheurs en neurosciences. Son obtention comporte trois étapes : validation de connaissances théoriques, soutenance d’un mémoire et présentation de cas cliniques personnels, enfin consultation de comportement sur cas réel, en public et devant jury.

La
liste des diplômés est consultable sur le site http://zoopsy.com.

Une consultation vétérinaire spécialisée en comportement procède d’une vraie démarche médicale
: recueil de commémoratifs, sémiologie rigoureuse, établissement d’un diagnostic et d’un pronostic, mise en place d’une thérapie et d’un suivi. Toute maladie organique, directement ou indirectement responsable des troubles, doit être diagnostiquée et traitée.

Comme pour toute affection, la précocité d’une prise en charge correcte d’un trouble comportemental est un facteur pronostique important, qu’il s’agisse d’un trouble du développement comportemental ou d’un trouble de la relation homme chien. La prescription de médicaments adaptés est du seul domaine des vétérinaires, spécialisés ou non, et ne peut s’effectuer sans consultation médicale préalable. Le traitement médical, s’il est jugé nécessaire, correctement conduit, a pour but d’augmenter les chances de guérison ou d’amélioration de l’état de l’animal. Il ne s’agit donc en aucun cas de « droguer » les chiens
mais il serait contraire aux données acquises de la science que de vouloir s’ affranchir obscurément de prescriptions adaptées.


Par ailleurs, les vétérinaires comportementalistes suivent en outre régulièrement des formations actives avec des psychiatres, des psychologues et l’utilisation des thérapies comportementales, cognitives, systémiques fait constamment partie intégrante de leur exercice.

Bien entendu le recours à une éducation bien conduite par des professionnels judicieusement choisis tels que des éducateurs canins (mais malheureusement ainsi qu’il est souligné dans l’article, l’homogénéité des formations reste encore à valider) est très souvent complémentaire et peut faire partie de la thérapie mise en œuvre avec le consentement éclairé du propriétaire.


Cependant,
la santé physique et psychique d’un animal relève de toute évidence de la médecine.
S’adresser actuellement en premier lieu à un professionnel reconnu par l’Ordre des vétérinaires et les écoles vétérinaires est donc pour le public un gage de sérieux, et de compétence professionnelle.

Joelle Finez Leteneur

Vétérinaire comportementaliste.